29 mars 2007
Borderline
Je connais une Borderline *.
Je pensais bien la connaître.
Une rupture. Le déclic, la maladie (re)fait surface.
Il m'a fallut 4 mois pour prendre conscience que c'est bien de cela qu'il s'agit.
Maintenant, il faut me protéger (et la protéger ?).
La seule chose qui me reste à faire, c'est disparaître.
Je vais fermer ce blog pour un temps. Peut-être le transférer ailleurs. Peut-être en faire un autre.
- demandez-moi l'adresse en privé.
*sig*
Sozialversicherungsanstalt (SVA) des Kantons Zürich, Röntgenstrasse 17, Zürich
* Infos sur ce trouble de la personnalité :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personnalit%C3%A9_borderline
http://www.aapel.org/bdp/borderline.html
28 mars 2007
Test
22 mars 2007
Sihlcity, quartier de ville ?
Aujourd'hui ce fût l'ouverture en grande pompe de Sihlcity, "bienvenue dans la plus petite grande ville" ("wilkommen in der kleinsten Grossstadt"). Bien sûr, je n'y suis pas encore allée, donc je me permets l'effronterie d'écrire un article absolument pas empirique, mais s'il s'avère que je me trompe, j'aurai l'honneteté de rectifier.
Parlons donc de Silhlcity, à voir online ici : http://www.sihlcity.ch/de/index.html

Sihlcity, c'est un nouveau quartier-centre commercial le long de la Sihl, une petite rivière qui passe dans Zürich, sur le site d'une usine de briques.
Sur une des affiches, on pouvait voir une vue aérienne de Zürich, mais sans la ville (remplacée par des champs)... uniquement l'ilot de Sihlcity, accompagné du slogan "mehr braucht es nicht" ("pas besoin de plus").
Tout un programme... En effet, sur une surface utilisable de près de 100'000 m2, soit l'équivalent de
quinze terrains de football, on trouve des magasins, des bars et des
restaurants, un hôtel quatre étoiles, des appartements de luxe, des
bureaux, un cinéma avec 10 salles, une disco, un centre wellness, un
centre médical, un centre culturel, une église, une bibliothèque et une
garderie d'enfants.
Rien que ca...
750 millions de francs (suisses!) ont été investis dans le plus gros projet de construction privé en Suisse, selon les promoteurs...
Vous habitez là, vous n'avez plus besoin d'en sortir.
A terme, les promoteurs attendent quelque 20'000 visiteurs chaque jour et tablent prudemment sur un chiffre d'affaires annuel de 400 millions de francs seulement pour les commerces. Eux-mêmes devraient engranger 46 millions de francs par année grâce aux loyers, ce qui représente une rentabilité nette de plus de 7,5 %.
Situé à la frontière sud de la ville, non loin du quartier des grandes banques et de riches communes voisines des bords du lac, «Sihlcity» s'adresse à un public dont le pouvoir d'achat est «supérieur à la moyenne». A proximité d'une sortie d'autoroute, il présente l'avantage d'être facilement accessible à la fois en voiture et en transports publics.
Voilà pour le portrait rapide. Je ne doute pas que l'architecture va être intéressante. Pourtant...
Tout ca semble trés beau, trés lisse.
Le problème, pour ma part réside dans le fait que tout ce quartier est privé.
Cela veut dire que ce sont des organismes privés qui vont déterminer la charte d'utilisation des lieux.
Evidemment, pour clamer haut et fort vos ideaux politiques, vous pouvez toujours essayer, mais cela sera risqué.
Pour récolter des signatures pour une initiative populaire, ou pour quoi que ce soit... vous pouvez toujours attendre pour avoir l'autorisation.
Bref, des rues lisses, lisses, peuplées de gens lisses et irréprochables.
Les vigiles pourront certainement évacuer les personnes génantes... (sans-abris, hors-normes de quelque facon que ce soit)
Le slogan est menteur. "la plus petite des grandes villes" ?
Sihlcity ne possède pas les qualités d'une ville.
L'urbanité permet l'interaction entre personnes qui spontannément n'ont rien à faire les unes avec les autres.
La ville est un lieu de friction, un lieu où s'expriment des avis divergents, des identités différentes.
Tout cela est nié dans Sihlcity. Sihlcity est une ville asceptisée, propore, apolitique, dédiée à la consommation sous toutes ses formes. Une anti-ville en fait.
Heureusement, dans la pratique, la ville reste plébiscitée. Les quartiers à la mode sont les quartiers mutliculturels, denses et plus pauvres que la moyenne.
Même à Zürich.
Sauvé-e-s !



