Chez la Fée

Chez la Fée il y a du féminisme queer, de la lesbienne, de la Bible, des drôles de reflexions, le tout saupoudré de quelque pollen eflique à rebondissement externe.

30 janvier 2007

De l'irresistible effet des espaces mouvants

sommeil_voiture_1a


















sommeil_voiture_1b


















sommeil_voiture_1c

sommeil_voiture_1d















sommeil_voiture_2a















....

sommeil_voiture_2b



* à propos des normes, voir  Le terroir (7): La leçon de stat elfik

Pardon pour ces dessins à l'arrache, et l'écriture encore pire... mais figurez-vous que j'ai trop envie de .. dormir !

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07 novembre 2006

ROSE !

SURPRISE !
La Fée Verte baigne dans le rose !!

Après 1 an et demie de vert, je commençais à n'y plus voir clair !
Si ça vous fait mal aux yeux, ou que vous avez d'autres réclamations, c'est ici !
(je vais peut-être aussi refaire la frise... On verra bien...)



framboise

(photo : vocabulaire illustré)

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28 juin 2006

Webcam

Tout à l'heure, pendant une scéance de webcam msnique, je me suis rendue compte que c'était trés beau. La personne bougeait la cam dans la pièce, la mauvaise définition et le flou faisait de tout ça une scène visuelle psychédélique. Je n'ai pensé que trop tard à capturer ces images...

cam11

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28 août 2005

Photos de München

Quelques photos de Munich, où je passe un bon stage ! (certains partent en vacances, moi je pars en stage)

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17 juillet 2005

Jil Sander (cadeau pour les yeux)

jsw131

Jil Sander, styliste de renomée internationale (Bette dans The L-Word porte des costumes Jil Sander ;-) de Hambourg (D) bisexuelle (mais ça on s'en fiche -un peu) joue avec les codes de genres, et propose une personne trés androgyne comme première et seule page de son site internet...
Mais comment a-t-elle fait pour dénicher mon idéal féminin ?!

http://www.jilsander.com/

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02 avril 2005

Partir

Partir
- ailleurs
Où le soupir
est bonheur
Où les désirs
s'enrêvent
Partir
- avec Toi

A moins qu'ici ?...

Tout est possible.

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Passage

Trop tard.

Elle disparaît aussi vite qu'elle est apparue.
Je ne suis que de passage.
Ces mots résonnent dans ma tête et cognent et s'enfuient.
Comme elle. Je ne peux l'attrapper elle file entre mes doigts, je la perds. Chaque fois à portée, chaque fois presque.
Inaccompli. Frustration.
Et ce sentiment de défi.

Un jour tu t'arrêteras.


Composition minute Very Happy

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Survivre 1

(écrire un texte à partir d'un mot)

Tu me survis
Tu m'engloutis
Noyée d'extase
Explose les sens
Je meurs à Toi.

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Look Forwad

La pluie tombait sans arrêt depuis dix jours. Toujours la même pluie fine, tiède.
Vus d'en haut, les rues de la ville étaient un vrai patchwork de parapluies colorés. Et tard dans la nuit, le sol était animé par les reflets des innombrables publicités, enseignes et graphismes qui ne se lassaient jamais d'émettre leurs messages.
Je ne sais pas pourquoi j'avais choisi la période de la mousson pour revenir.
Assise à la fenêtre d'un salon de thé, j'observai l'incessant ballet des citadins.
J'espérais peut-être appercevoir Yui. Mais je savais bien que c'était impossible.
Je me levai et sortis. Mon parapluie était rouge. Je ne sais pas pourquoi j'étais allée acheter des litchis au marché. Je n'avais plus mangé de litchis depuis si longtemps. Depuis Yui.
Pourquoi je repensais à elle ? Elle avait disparu de ma vie en même temps qu'elle avait disparu de ce monde.
J'avais eu des aventures, depuis.
Et dans cette ville, tout notre passé que j'avais trop vite voulu oublier me giflait la mémoire.
Et la pluie qui avait oublié de s'arréter. Il me semblait aller au ralenti au milieu de la ville agitée.
J'entrai spontannément au musée d'art contemporain et payai une entrée pour l'exposition temporaire intitulée “mouvement”.
Je passai devant des vidéos, des sculptures, des collages, des peintures sans comprendre. Puis je m'arrétai devant une sculpture qui s'appelait “ouverture”.
J'en fis le tour lentement deux fois, puis m'assis sur un banc en face d'elle. Elle était fascinante. Il s'agissait de métal plié qui semblait infini. Un léger décallage, une ouverture minime... et tout l'ensemble semblait d'une harmonie parfaite, d'un équilibre presque surnaturel. Il y avait un nombre d'entrées infini dans cette oeuvre. Et chaque angle était une nouvelle découverte de l'objet.
“C'est réussi non ?”
Je ne m'étais pas rendue compte qu'une jeune fille s'était assise à côté de moi.
“Oui c'est absolument génial”, réponds-je sans vraiment la regarder.
Au bout de quelques minutes, je finis par me tourner vers elle.
“C'est vous qui l'avez faite ? Demandai-je, me surprenant moi-même.
-Oui, comment le savez-vous ?
-Je...  Je ne sais pas” et c'était la vérité.
“Ca vous dirait de boire un verre ? Lança-t-elle.
-Je... oui, bien sûr.”
Je me rendis compte qu'elle était trés jolie. Elle était petite et toute en rondeurs. Son visage était fin mais musclé. Ses petits yeux noirs en amandes semblaient heureux. Elle portait ses cheveux noirs trés courts.
“Vous avez acheté des litchis ? Me demanda-t-elle alors que je récupérais mes affaires au vestiaire.
-Oui, en effet, répondis-je surprise. Vous en voulez ?
-Oui, j'adore ça ! Merci !”
“Que pensez-vous de cette ville ? Dit-elle alors que nous évoluiions au milieu d'une foule compacte et cosmopolite.
-Je l'ai aimée. Je l'ai quittée il y a trois ans. Mais elle m'a manquée. Sa démesure, son chaos, ses différents identitées... oui, elle m'a manquée... Et vous ?
-J'y habite depuis bientôt trois ans. J'en suis immédiatement tombée amoureuse. -Ici, ça vous dit ? Dit-elle en s'arrétant devant un bar lounge que je connaissais bien.”
J'acquiessai. Nous nous dirigeâmes spontannément vers le canapé construit dans une baie vitrée.
“Au fait, je m'appelle Electre, dis-je.
-Et moi Rieko.
-Je sais, souriai-je.
-Ah oui, fit-elle en dodelinant, amusée.
-Vous savez pourquoi j'étais tellement fascinée par votre sculpture ?”
Elle me renvoya un regard interessé.
“Parce qu'elle est fondamentalement optimiste.
-Comment ça ?
-D'où qu'on la regarde, il y a toujours une nouvelle accroche, une nouvelle entrée. Et quand on croit que non, il suffit d'incliner le regard pour se rendre compte qu'il y a un entre-deux où on peut glisser la vue et s'accrocher à une nouvelle possibilité. C'est vraiment époustoufflant.”
Elle sourit.
“Peut-être que je suis moi-même fondamentalement optimiste.
-J'en suis certaine. J'ai l'impression de déjà vous connaître.”
Elle détourna le regard en rougissant.
“Vous êtes critique ? Demanda-t-elle en se mordillant le lèvre inférieure.
-Non, rédactrice en chef d'un magazine littéraire.”
Elle ne cessait pas de sourire. Moi non plus je crois.
Je jouais avec un litchi qui m'échappa et roula sur la table.
Rieko l'attrappa.
“Je crois que vous allez devenir optimiste aussi, lança Rieko.
-Peut-être bien,” riai-je.
Elle pela le litchi et le porta à sa bouche.
De l'autre côté de la vitre, la vile continuait son mouvement inlassable. Mais nous ne nous en étions pas rendues compte.

FIN
(Début)


R.S.

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Pensées écrite pendant mes trajets...

15.02.05 train lunéville-strasbourg-stuttgart-reutlingen

LE TRAIN
Le rideau d'arbres filtre la vue.
Nature morte. Ou seulement endormie.
Je file à travers un tableau statique. Blanc et noir.
Les collines recouvertes de neige vierge
sont autant de surfaces en attente. De la Vie.
Elles se confondent parfois avec le ciel laiteux.
Et je suis au milieu de l'infini.
Des massifs noirs ponctuent cette étendue sans limite
Et parfois le ferment.
Et je suis au centre.
Je file au milieu d'un espace indéfini
Toujours le même, toujours différent.
Soudain un évènement. Je me retrouve entourée de formes pures de béton et d'acier.
Tours, conduits, tuyaux, cubes.
Un enchevêtrement industriel gris et immobile.
Il passe comme un rêve, une illusion.
Et aussitôt l'océan blanc reprend ses droits.
Je suis au chaud et rapide.
Le temps se déplace avec moi, je l'ai enfermé dans le wagon.
Dehors, plus d'évènements, le temps est suspendu.

Je le libérerai à mon arrivée.


LE TUNNEL
Un tunnel, c'est prendre conscience de soi
C'est avoir assez de foi pour croire qu'on continue d'avancer,
alors qu'on n'en a pas la preuve.
Et savoir qu'il y a forcément une sortie.


LE RAVIN
Si je regarde à droite, mon regard tombe dans le vide.
Si je regarde à gauche, je ne vois rien car je suis à flanc de montagne.
Après le tunnel, c'est l'inverse.
Mais pas à chaque fois.
Il faut se laisser surprendre par les évènements.


interlude
L'émerveillement des petits évènements
permet d'en faire de chacun un grand.


12h10
J'ai faim.


POUSSIERE
les flocons dansent frénétiquement
en une cacophonie hasardeuse.
Mais à la gare, ils tombent légèrement et sans histoire.
Le monde extérieur est perverti par ma richesse.


LE SOLEIL
Un disque brillant apparaît dans le ciel alors que la nature est floutée par le brouillard.
Les nuages se relaient pour le couvrir, mais parfois l'un d'eux et à la traîne, et par son retard, une lumière chaude enveloppe les espaces qui défilent devant ma fenêtre.


INNONDATION
Je survole un marécage brun.
Et déjà il a disparu.


KARLSRUHE
Sous la basilique d'acier, le train arrété.
En face, le quai est peu à peu envahit par des êtres humains divers et variés.
Seuls, entre amis, en bande, en famille. Enfant, ado branché, smicard désillusioné, cadre dynamique, grand-père romantique.
Et pourtant ensembles dans le wagon s'asseyant sur les mêmes sièges et respirant le même air.
Leur train ravisseur arrive et les enlève.
Et c'est déjà fini.


STUTTGART
est une gare de tête. Cruelle impression de perdre son temps.
On y entre, et on en ressort par le même côté. Le paysage n'a pas changé, évidemment.
Dans le futur, ce sera encore pire : les voies traverseront la ville, mais sous-terre.
SIGH


REGIONAL BAHN
Le contrôleur est trés grand, mais a l'air d'avoir 13 ans.
C'est trés déconcertant.


STATISTIQUE
3 hommes sur 10 doivent baisser la tête pour passer dans les portes des wagons.


NOURRITURE
Les allemands mangent de tout à toute heure du jour et de la nuit, je ne m'en souvenais plus, tiens !


DENSITE
L'Allemagne est décidément dense. Le train file à travers villes et villages. L'autoroute est, elle, toujours surchargée.
Définitivement, rien à voir avec la lorraine.


FLOU
Les vitres sont sales.
Le ciel est blanc.
Les toits sont blancs.
Les arbres sont noirs.
Et tout est un nuancier en mode niveaux de gris version j'ai-oublié-mes-lunettes.


DESCENTE.
Le gars en face de moi s'est sifflé quasiment une bouteille de cola light pendant le trajet du TER. Il avait beau la ranger dans son sac, il réçidivait toujours.



19.02.05 le retour

DEPART
Aujourd'hui c'est l'inverse.
Plus haute, tend la main, descend en vitesse pour un dernier baiser, remonte, attends le coup de sifflet.
Et la porte se ferme.
Pose la main sur la vitre, et Elle de l'autre côté. Main contre main, 8 millimètres de distance, si peu et déjà trop.
Plus de chaleur.
A quoi sert la vue si le toucher est sourd ?


SENS
Je repasse dans les lieux d'il y a 5 jours. Dans l'autre sens.
Nouvelle neige sur l'ancienne ; encore plus blanc.
C'est un TER direct vers Stuttgart. Pour s'éloigner plus vite que je ne m'étais approchée.
Chaque kilomètre et chaque gare à l'envers me rappellent que le temps compte.
Et heureusement.


CHANCE (chanel)
Comme ma vie.

Posté par la_fee_verte à 16:31 - Ecrit / Imagé - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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